Voyage Éthique : Comment s’y Prendre pour Mieux Voyager ?
Carnet de voyage

Voyage Éthique : Comment s’y Prendre pour Mieux Voyager ?

13 mai 2024 Anne-Gaëlle
losange seéparé

Comment organiser un voyage éthique et en profiter une fois sur place ?

Les voyages forment la jeunesse… tant et si bien qu’on ne s’en lasse pas, même en prenant de l’âge ! Et vous d’ailleurs, quel voyageur êtes-vous ? Non, non, on ne vous demande pas votre âge (on n’oserait pas 😉), mais plutôt votre style. Car il en existe tout un rayon ! Il y a les voyageurs qui misent tout sur l’exotisme et les voyages lointains, ceux qui préfèrent rester pas trop loin. Ceux qui aiment conserver leurs habitudes même à l’autre bout du monde et se ruent dans les grandes chaînes familières. Mais aussi les aventuriers qui touchent à tout, goûtent à tout, même sans comprendre un piètre mot du menu ! Et c’est plutôt une bonne idée ça, de tester la culture et la gastronomie de l’endroit qu’on visite. C’est aussi bon pour l’économie locale que pour vos papilles ! C’est d’ailleurs une des clés de voûte sur lesquelles repose le voyage éthique, qui prône un tourisme responsable et respectueux. Alors, si vous êtes attirés par l’idée de voyager autrement, de profiter pleinement de l’itinéraire, du lieu, des gens, de la culture et de la gastronomie… et même tentés par un peu de volontariat, le voyage éthique et solidaire est fait pour vous ! Alors, comment organiser un voyage éthique simple, sans s’arracher les cheveux ? Et comment profiter de ses vacances éthiques une fois sur place ? Suivez le guide, on vous dit tout. 

1. La destination : où aller ?

Le lieu, c’est un élément clé de votre futur périple ! Qu’il soit orienté voyage éthique ou voyage solidaire (coucou le volontariat 👋), votre point de chute est important et son choix n’est pas à laisser complètement au hasard. Alors, on part où du coup ? Et bien il y a pleeiiiiiiin d’options valables : 

Il n’y a pas réellement de lieu idéal. Quoique… Idéalement, on opte pour une destination pas trop touristique, histoire de ne pas verser dans le surtourisme. Et si on peut, on part hors saison ! 

2. Le transport : comment s’y rendre ?

Dur de se lancer dans l’organisation d’un voyage éthique en commençant par réserver des billets d’avion… Et en même temps, pas facile non plus de partir au Vietnam à vélo (pas impossible. Mais coton…). Bon, vous l’aurez compris, tout dépend de la distance qui sépare votre lieu d’habitation de votre destination de vacances. Dans tous les cas, on privilégie un mode de transport durable et donc bas carbone. Train, vélo, marche, car… Il y a clairement moyen de partir en voyage sans cramer du kérosène. Et si on a besoin de s’y rendre en avion, on compense :

Et puis on n’oublie pas que, parfois, c’est le trajet qui décoiffe ! Il y a des voyages en train qui valent le détour rien que pour le trajet. Idem pour le cyclotourisme, qui fait de chaque jour un vrai périple inoubliable, bien avant la destination atteinte. 

3. L’hébergement responsable : où dormir ?

Exit les grandes chaînes d’hôtels bondées ou hors de prix. Le voyageur éthique préfère largement passer du temps en chambre d’hôte ou en camping écolabellisé. Avez-vous déjà vu une ecolodge ? C’est un hébergement responsable qui mise sur le respect de l’environnement, l’implication de la population locale et la sensibilisation aux grandes causes de l’écologie. Bonne nouvelle, vous trouverez des ecolodges un peu partout sur le territoire ! D’autant que c’est un mode d’hébergement parfaitement en phase avec le tourisme durable. Dans tous les cas, le but est de mettre la main sur un hébergement économe en eau et tourné vers les énergies renouvelables. Et puis le truc chouette avec les maisons d’hôtes, c’est qu’on en apprend énormément sur la région en logeant chez l’habitant. C’est aussi l’occasion de créer du lien et de passer de bons moments conviviaux ! 

4. Les activités touristiques : que faire sur place ?

Et oui, ça aussi ça compte. Une fois arrivés à bon port, on bouge, on se déplace, on visite (parfois au pas de course). Mais avant de partir tous azimuts, on souffle un grand coup. Et s’il était temps de ralentir la cadence, de freiner le pas, et de vraiment réfléchir à ce qu’on veut faire ? Parce que, oui, les activités sur place ont un réel impact. Et il peut être positif ! C’est l’occasion de sortir des sentiers battus, au propre et au figuré. Alors, comment on s’organise ? D’abord, on fuit les lieux ou les activités touristiques surfréquentés. On peut aussi s’armer d’un guide original qui propose autre chose que les sempiternels « lieux à voir absolument ». Ensuite, on pose la question aux locaux : on peut compter sur eux pour nous recommander les pépites un peu cachées de leur région. Et, lorsqu’on opte pour tel ou tel site, telle ou telle activité, on se pose deux ou trois questions avant d’y aller. Est-ce que la faune et la flore risquent d’être impactées par mon passage ? N’est-ce pas un lieu trop instagramable (et donc surcoté et trop fréquenté) ? En y allant, est-ce que je participe à l’exploitation (d’animaux, de personnes) ? Et si le lieu convoité coche toutes ces cases, on revoit notre programme. Oh, autre détail important : on se renseigne sur la culture et les coutumes locales. Ça nous permet de respecter les traditions et d’éviter les boulettes ! 

5. La culture et l’économie locale : quoi consommer ?

Hopopop, on n’a pas parcouru tous ces kilomètres à pied, à cheval ou en avion pour se retrouver à consommer tout comme à la maison ! Ce serait dommage. Et on passerait à côté de plein de trucs sympas. Du coup, on détourne le regard des chaînes qui nous sont familières (hôtel, fast food, magasin, etc.) mais qui manquent cruellement d’originalité, et d’éthique au passage. À l’inverse, on se concentre sur les petits magasins, les petites échoppes, les boutiques tenues par des artisans locaux. Bref, on vise l’authenticité et l’expérience hyper riche offerte par un commerce équitable qui fait fleurir l’économie locale. Un des bénéfices, c’est que vous aurez un bel aperçu du savoir-faire de la région, du pays dans lequel vous séjournerez. Et même si c’est juste pour acheter un petit souvenir à tata Jeannine, on opte pour de l’artisanal ! 

Qu’est-ce que le voyage solidaire et participatif ?

Envie d’aller un peu plus loin ? Dans ce cas, le voyage solidaire et participatif vous tend les bras. La différence majeure d’avec le voyage éthique, c’est que le voyage solidaire vous embarque dans une aventure humaine. À la clef, une mission humanitaire, un chantier participatif, un projet d’écovolontariat… Bref, un réel impact social. Et quand on sait à quel point le tourisme est responsable de l’appauvrissement des populations locales dans certains pays, on se dit qu’il est temps d’inverser la vapeur. De donner de son temps et de son énergie pour participer à de beaux projets tout en profitant du dépaysement, de la découverte d’autres cultures. C’est gagnant gagnant. Et parfois, il s’agit juste de participer à des activités quotidiennes toutes simples. C’est accessible à tous les voyageurs et c’est riche d’expérience ! 

Quels sont les bénéfices d’un voyage éthique ?

Le voyage bien fait pour soi…

Partir loin, très loin du tourisme de masse qui éprouve faunes, flores et économies. Et revenir à l’essentiel, quasi en bas de chez soi. C’est possible ! On peut même aller voir un peu plus loin, pour découvrir d’autres contrées. Mais en respectant quelques principes de base. À la clef, la satisfaction d’avoir fait au mieux, d’avoir pris le temps de la découverte, d’avoir participé au tissu économique et culturel local. Bref, d’avoir passé de bonnes vacances… éthiques. On rentre de ce genre de voyages gonflés d’expérience, de sensations et de souvenirs. 

…et pour l’Autre

Maintenant qu’on a saisi à quel point les populations locales trinquent, on est contents de ne pas participer au surtourisme et donc à leur appauvrissement. Et il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour favoriser les rencontres et les échanges culturels et monétaires. Le tout, c’est de respecter les habitudes des gens chez qui on loge ou qu’on rencontre à l’occasion. Et de prendre les devants en optant pour l’artisanat et la restauration locale.

Alors, quelle sera votre prochaine destination ? Parions que ce sera un voyage éthique, car il est plein de promesses et de découvertes. C’est une excellente façon de se (re)connecter à la nature et à ce qui nous entoure, aux gens de passages et ceux avec qui on voyage. Et si en plus on peut se dire qu’on n’a pas participé au réchauffement climatique ni à l’appauvrissement de la biodiversité (merci le tourisme de masse), c’est une vraie satisfaction ! Il ne reste plus qu’à chausser ses plus belles baskets écoresponsables N’go shoes, à remplir un sac à dos et hop, c’est parti ! 

losange seéparé

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